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Peuples
autochtones des forêts (FODER-IPP)
FODER-IPP
est
le programme de FODER pour les populations
autochtones. Ce programme qui a été
lancé en 2004 avec l'ouverture de
l'antenne permanente d'Akom II, est fondé
sur O4 principes, 03 objectifs spécifiques
et comporte actuellement 03 projets (en
cours). Le programme IPP (Indigenous people's
program) est axé sur l'autopromotion
des communautés/groupes "pygmées"
Bagyéli.
Dans
la poursuite de son but qui est de «
créer un cadre propice au développement
durable des populations rurales et urbaines
du Cameroun », FODER a mené
de nombreuses activités rentrant
nettement dans le sillage du développement
local participatif. Ces expériences,
développés à travers
des projets, ont été soutenues
et appuyées par le Centre pour l’Envronnement
et Développement (CED), la Société
de Coopération au Développement
International (SOCODEVI) grâce au
concours de l’Agence Canadienne de
Développement International (ACDI)
et Rainforest Foundation UK (RFUK).
Les
quatre principes de FODER pour la mise en
œuvre des projets :
1.
La participation communautaire
des
populations autochtones est essentielle
à l’efficacité et au
succès des projets qui les concernent.
2. Le pouvoir est au cœur de la participation
communautaire qui est synonyme d’appropriation
du pouvoir, de partage de ce pouvoir et
d’échange de savoir.
3.
La participation nécessite un changement
des attitudes, des pratiques et des représentations
chez les membres de la communauté
concernée.
4. Les personnes et les groupes (ou catégories
sociales) doivent se reconnaître et
être reconnus comme
détenteurs
d’un savoir et de compétences,
libres de faire leurs propres choix
en
matière de bien-être.
Les trois objectifs spécifiques
1.
Permettre aux populations de développer
leurs savoirs, leurs savoir-faire et leur
capacité à vivre ensemble
;
2.
Impulser dans les communautés des
projets qui partent des préoccupations
des habitants ;
3. Accompagner et soutenir
ces projets en les valorisant.
Quelques
projets mis en œuvre par FODER :
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Mise
en place des forêts communautaires
dans le Sud-Cameroun (achevé)
: de 2002 à 2004,
FODER a contribué à
la mise en place et à l’aménagement
participatif de 11 forêts communautaires
dans le Centre et le Sud-Cameroun,
à la formation technique de
forestiers locaux, et à l’élaboration
des plans
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d’aménagement
(plans simples de gestion) des forêts
communautaires.
Près
de 120 ouvriers forestiers locaux (dont
une trentaine de femmes) ont été
formés dans le cadre de ce projet
aux tâches de boussolier, d’arpenteur
et de prospecteur (transfert des techniques
forestières).
La
forte participation des communautés
concernées aux travaux de mise en
oeuvre, à la rédaction des
plans de gestion et au suivi du processus
a été un résultat frappant.
08 plans simples de gestion élaborés
(dont 05 en cours d’approbation et
03 en attente de réservation). De
même, la pari de d’intégration
des groupes minoritaires (femmes, pygmées
Baka et Bakola) dans les organes de décision
a été un succès.
Les
communautés bénéficiaires
de ce projet étaient : Oding-Yendjock,
Akom-Ndong (Sangmelima) ; Djouze, Nkan,
et Nkolényeng (Djoum).
Appui à la gestion
durable des forêts communautaires dans le
Sud-Cameroun (phase pilote en cours) :
l’objectif de ce projet est de permettre
aux communautés villageoises d’entreprendre
et d’achever les démarches d’obtention
d’une forêt communautaire, de gérer |
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elles-mêmes leur forêt de façon durable
et d’en retirer le maximum de bénéfices,
tant par les emplois locaux créés que par
les bénéfices économiques générés par la
vente des produits forestiers.
Il
s’agit également de développer un modèle
exemplaire de gestion démocratique, équitable,
et durable des forêts communautaires par
les populations elles mêmes, à travers l’expérience
canadienne des coopératives intra-communautaires
de travailleurs forestiers.
Ce
projet vise à :
1.
Permettre aux populations de développer
leurs savoirs, leurs savoir-faire
en matière de gestion des ressources
forestières ;
2. Renforcer les capacités
organisationnelles, |
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structurelles
et techniques des populations en vue de
l’autonomisation dans la gestion forestière
;
3. Accompagner les communautés bénéficiaires
dans le processus d’obtention d’une
forêt communautaire, dans les phases
d’exploitation, de transformation
et de commercialisation des produits forestiers
sans jamais se substituer à elles
;
4. Développer autour des forêts
communautaires des dynamiques endogènes
de développement intégré
et des mécanismes propres de financement.
Les communautés bénéficiaires
de ce projet sont : Mélombo, Okekkat,
Faekelé, Akak (Mbalmayo) ; Oveng
(Metet) ; Bikoka, Bibondi, Madong I, et
Ngoyang (Lolodorf).
Sécurisation
des droits populations Bagyéli
d’Akom II (en cours) : l’objectif
poursuivi par ce projet est de permettre
aux populations Bagyéli (pygmées)
d’Akom II, d’assurer
elles-mêmes la défense
de leurs droits et de prendre en
charge leur propre devenir à
travers des micro projets de développement
économique et social culturellement
appropriés, élaborés
et mis en œuvre par elles-mêmes.
Approche
communautaire de scolarisation (en
cours)
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Objectifs
: Relancer et assurer la viabilité
du fonctionnement des écoles pré-scolaires
communautaires (ORA) et assurer le suivi
des enfants Bagyéli inscrits dans
les cycles conventionnels.
Les
communautés bénéficiaires
sont : Mingo’o (village de Mbanga)
; Nkon’ovoumba (Ebemvock)
Valorisation
des ressources naturelles (Pfnls et Ressources
halieutiques)- en cours
Il s’agit de la promotion des activités
génératrices de revenus basées
sur l’exploitation des pfnls et des
ressources halieutiques pour accroître
le pouvoir d’achat des biens, dynamiser
les échanges internes et améliorer
les conditions de vie des populations Bagyéli
d’Akom II et Bantou.
Les
communautés bénéficiaires
sont : Mingo’o (village de Mbanga)
; Nkon’ovoumba (Ebemvock)
Appui
au développement de l’entreprenariat
féminin à Bikoka (en cours)
Ce projet vise à renforcer l’autonomie
économique et financière des
femmes rurale de Bikoka en les organisant
au sein d’une petite entreprise coopérative
de production et de transformation post
récolte.
Les
composantes de ce projet sont :
L’éducation et la formation
coopérative ;
La mise sur pieds et l’organisation
d’une coopérative féminine
;
La formation au OPR (Opérations post
Récolte) ;
La formation en gestion, comptabilité
et marketing.
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