|
1-
PROBLEMATIQUE DU DEVELOPPEMENT DES BBB AU CAMEROUN
2-
La reconnaissance locale des terres et des chefferies
autochtones
Par
NGONZO Rodrigue
Atelier
de formation des stagiaires Mbalmayo, le 01 septembre
2006
PROBLEMATIQUE
DU DEVELOPPEMENT DES BBB AU CAMEROUN
Qui
sont-ils ?
L’abréviation
BBB désigne les trois principaux groupes
pygmées du Cameroun à savoir : les
Baka (Haut-Nyong, Boumba et Ngoko et Dja et Lobo),
Bagyéli (Océan-sud) et Bakola(Océan-nord).
A ces
trois principaux groupes, il convient également
d’ajouter le groupe pygmées Bedzang
récemment identifié dans le Mbam
et Kim.
Les
Pygmées, les Bororos, et les Tikars sont
considérés comme étant les
Peuples autochtones ou indigènes du Cameroun.
Pourquoi
Autochtones ?
La
convention 169 définit les « Peuples
tribaux ou autochtones »
comme :
Tous peuples
qui dans un pays indépendant se distinguent
des autres secteurs de la communauté nationale
par leurs conditions sociales, culturelles et
économiques, et qui sont régis totalement
ou partiellement par des coutumes ou des traditions
qui leur sont propres ou par une législation
spéciale.
Des peuples,
considérés comme « indigènes »
du fait qu'ils descendent des populations qui
habitaient le pays, ou une région géographique
à laquelle appartient le pays, à
l'époque de la conquête ou de la
colonisation ou de l'établissement des
frontières actuelles de l'Etat, et qui,
quel que soit leur statut juridique, conservent
leurs institutions sociales, économiques,
culturelles et politiques propres ou certaines
d'entre elles.
Le sentiment d'appartenance
indigène ou tribale est
considéré comme un critère
fondamental pour déterminer les groupes
autochtones.
Les
Pygmées, les Bororos, et les Tikars se
distinguent nettement (de part leurs traits biologiques,
leur culture, l’organisation et le fonctionnement
de leurs sociétés, leur perception
du monde et de l’environnement,…)
des autres groupes sociaux du Cameroun. Au Cameroun,
ils sont classés parmi les Minorités,
les groupes marginalisés ou groupes vulnérables.
Où
sont-ils au Cameroun ?
Les Pygmées d’hier
Les
Baka, Bagyéli, Bakola et Bedzang, communément
appelés Pygmées par les Bantu que
nous sommes, sont les
premiers habitants de la forêt.
A l’origine ils vivent de la chasse et de
la cueillette, se soignent grâce à
la médicine traditionnelle dont ils tirent
les ingrédients dans la forêt et
sont entièrement indépendants des
autres groupes sociaux, mais entièrement
dépendants de la forêt. Ils acquierent
ainsi un savoir
traditionnel et une maîtrise de l’environnement
forestier qui n’est rencontré
chez aucun autre peuple et leur vaut le nom de
Peuple de la Forêt.
Grâce
à ces connaissances, les relations d’échange
entre les BBBB et les groupes Bantu sont marquées
par le respect mutuel, l’égalité
et l’équilibre.
La
forêt source de vie
Pour
les BBBB, la forêt est (ou mieux était)
un grand magasin de biens et de richesses. Elle
leur fournissait la nourriture (tiges, feuilles,
fruits, noix, champignons, ignames sauvages, termites,
oeufs d’oiseaux, gibier et poissons). Ils
y trouvaient également des matériaux
de construction, des médicaments, du bois
de feu, des matières premières telles
que le bambou, des feuilles, de la gomme, de la
cire et des teintures, des cordages, des couvertures
et des paniers qu’ils pouvaient utiliser
ou échanger. En plus, la forêt leur
fournissait une eau fraîche et de bonne
qualité.
La
forêt était aussi le lieu des célébrations
sociales, cultuelles et culturelles, le lieu où
se tenaient les assemblées pour la prise
de décisions, où ils consultaient
les esprits et vénéraient leur dieu,
où ils enterraient leurs morts. Les peuples
de la forêt avaient réussit une si
profonde interconnexion sociale, morale et spirituelle
avec la forêt, qu’ils se voyaient
eux-mêmes comme faisant partie d’elle.
La
forêt était leur Mère Nourricière
et leur Vie. Les besoins des BBBB étaient
satisfaits. Et puisque chaque jour ils avaient
la garantie de l’être le lendemain,
il
n’était pas question de stocker des
réserves, on partageait tout.
La
cohabitation pacifique
Alors
que les BBBB se caractérisent par leur
nomadisme, les Bantu sont semi-sédentaires
et pratiquent l’agriculture itinérante
sur brûlis ainsi que le stockage des réserves
alimentaires. La rencontre des deux groupes donne
naissance à une cohabitation pacifique
qui tend à devenir essentielle : les
BBBB approvisionnent les Bantu en protéines
animales (gibier, termites…), et les Bantu
apportent aux BBBB des sucres et autres protéines
végétales (manioc, plantain…).
Les
grands déséquilibres
L’arrivée
des colons viendra perturber et
détruire la cohabitation pacifique et l’équilibre
des relations BBBB-Bantu. Les Bantu sont ramenés
au bord de la route pour effectuer des travaux
forcés liés à la construction
des routes, des bâtiments coloniaux, à
la création des plantations de bananiers-plantains,
cacao, de palmier à huile et d’hévéa
(en introduction au Cameroun). Ils bénéficient
alors d’un apprentissage (forcé)
de toutes les nouvelles technologies apportées
par l’homme à la peau blanche (cultures
de rente, forge du fer, fabrication des fusils,
fermentation, écoles, système d’échange
monétaire, religion, administration publique…).
Les
Bantu deviennent sédentaires et se lancent
(par imitation du colon) dans les cultures de
rentes (cacao, palmier, bananier- plantain). Il
faut des terres pour l’agriculture, et le
développement agricole des Bantu se traduit
vite en la conquête et la conversion de
la forêt en champs et plantations. Ainsi,
le Bantu incorpore son travail dans la terre d’une
manière plus permanente et plus visible.
L’établissement
des régimes fonciers viendra faire du Bantu
le «propriétaire de la terre et de
la forêt» en vertu du «droit
de hache».
Les
relations BBBB-Bantu se déstabilisent :
le Bantu monte en puissance, performe son agriculture,
acquiert un équipement sophistiqué
pour une chasse facile et abondante…il n’a
plus besoin du BBBB. Mais le BBBB qui a goûté
et apprécié l’alcool, la cigarette
et sel à encore besoin du Bantu.
L’exploitation
forestière intensive intervient
(ouverture des routes, abattage, fermeture des
rivières, migration des animaux, destruction
des lieux de culte, bruit) et perturbe profondément
le milieu de vie des BBBB.
Une concurrence
déloyale se met en place
pour l’accès aux ressources entre
BBBB et Bantu au détriment des premiers
qui possèdent les deux technologies de
pointe de l’époque (le fer et le
feu).
La
domination des Bantu sur les BBBB
commence à prendre corps avec l’évolution
démographique différentielle des
deux peuples : devenus sédentaires (en
bordure de route) et plus nantis, les Bantu procrées
mieux et bénéficient des services
de santé. La démographie bantu monte
en flèche et les BBBB deviennent minoritaires.
La dualité
culturelle qui s’impose
désormais entraîne la perte de l’identité
des BBBB vis-à-vis des mutations culturelles
et dominantes des Bantu.
Le
zonage, et la politique de sédentarisation
menée par l’Etat contribue à
frustrer davantage les BBBB sans mesures d’accompagnement
: Les terres d’occupation Bantu sont affectées
aux terres agricoles et constituent le domaine
forestier non permanent où plusieurs activités
sont permises. Les terres d’occupation BBBB
quand à elles sont transformées
en domaine forestier permanent où sont
crée unités forstières d’aménagement
(UFA) et les aires protégées (parcs
nationaux, sanctuaires, réserves et zones
d’intérêts cynégétiques).
La chasse qui constitue
la principale activité des BBBB est désormais
règlementée et devient illégale
car ils ne peuvent obtenir de permis de chasse
ou de collecte.
Obligés
de sortir : la
forêt est de plus en plus pauvre, les Bantu
se sont installés en bordure de route,
l’administration (coloniale et post coloniale)
veux étendre son autorité à
tous les peuples et les politiques de conservation
qui se mettent en place transforment les forêts
où vivent les peuples autochtones en aires
protégées, avec restriction ou interdiction
d’accès. Les BBBB sont obligés
de sortir de la forêt pour échanger
leurs services de grands chasseurs et de tradi-praticiens
ainsi que leurs produits contre de la nourriture,
du sel, de l’alcool, du tabac et des vêtements,
mais les échanges sont déséquilibrés.
La
maltraitance des BBBB par les
Bantu commence. Les Bantu se considèrent
désormais comme supérieurs aux BBBB
qui cherchent de nouveaux moyens de subsistance,
et se comportent comme des colons.
Dans leur recherche de la subsistance, les
BBBB qui sont aussi analphabètes s’assujettissent
aux Bantu et deviennent une main d’œuvre
forcée ou très bon marché
dans les plantations Bantu.
La rémunération
du travail des BBBB est très mauvaise,
ils n’ont pas le temps de cultiver pour
eux, mais aussi n’ont pas de terrain, pas
de semences, pas de matériel et ne savent
pas comment le faire. Pour
survivre, ils prélèvent dans les
champs Bantu où ils ont travaillé
contre un salaire injuste, et sont taxés
de voleurs, torturés, humiliés et
rentrent dans les rouages d’une exploitation
humaine esclavagiste.
Les
tentatives de solutions
Face
à la marginalisation de plus en plus criarde
des BBBB, les secours s’organisent de toutes
parts : L’Etat, puis les Missionnaires et
enfin les ONGs entrent en action pour essayer
d’apporter des mesures correctives.
A
travers le Programme
National de Vulgarisation et de Recherche Agricole
(PNVRA) qui vise à promouvoir le développement
rural, l’Etat met l’accent uniquement
sur le développement agricole. Seuls les
Bantu qui sont agriculteurs vont en profiter.
Les BBBB sont encore chasseurs/cueilleurs et seront
lésés par l’Etat qui en les
faisant venir en bordure de route les avaient
promis un soutien : beaucoup
tentent de retourner en forêt malgré
les contraintes.
Echec
de l’Etat, action missionnaire
: La stratégie des missionnaires (catholiques
pour l’essentiel) est d’apporter
une aide aux BBBB en vue de faire d’eux
des chrétiens. Les BBBB
sont très conservateurs, profondément
attachés aux esprits et à leur Dieu,
le Dieu de la forêt.
Les missionnaires s’évertueront à
ramener les BBBB aux bords de la route en leur
construisant des campements, des écoles
préscolaires, des foyers, quelques forages.
Ils vont les nourrir, tout apporter pour
leur bonheur, à condition qu’ils
prient leur Dieu. Ceci conduit à
un déracinement
culturel fort des BBBB qui n’ont
toujours pas de pièces officielles pour
être considérés comme citoyens
camerounais à part entière. Le bilan
est négatif : plus 50 ans après
le passage du Père Delhème, il n’y
a toujours pas de prêtre, pas de catéchiste
ou instituteur BBBB,.
Les
ONGs arrivent à leur tour
et vont mettre sur pied des projets de développement
élaborés à l’avance
et axés sur l’assimilation des BBBB,
leur transformation en agriculteurs (distribution
de semences et outillages agricoles), hygiène
et salubrité, accès à la
citoyenneté.
Mais,
l’agriculture n’est pas adaptée
à la culture des BBBB. Ils ne connaissent
pas les techniques, et le travail est trop pénible
pour être effectué sans rétribution
immédiate, soit-elle mauvaise. Le matériel
agricole qui leur est distribué est revendu
à vil prix aux Bantu ou utilisé
pour le travail dans les champs de ceux-ci, tandis
que les semences sont consommées. Les BBBB
restent engouffrés dans leur situation
de dépendance et de pauvreté.
Leurs conditions de vie ne sont pas améliorées.
Pourquoi
tant d’échecs ?
L’échec
de toutes les mesures antérieures de résolution
des problèmes BBBB serait dû au fait
que celles-ci ont été élaborées
sans la participation des BBBB,
et leur parvenaient comme des médicaments
prêt à avaler.
Ces projets n’étaient
pas développés à la base,
et ne relevaient pas des attentes et aspirations
BBBB à une meilleure existence. Parfois
même, les problèmes que prétendaient
résoudre les projets n’étaient
pas ressenti par les BBBB qui ont fini par y trouver
une sorte de jeux d’intérêts
de la part des intervenants.
Il est important de s’approcher d’eux
pour recenser leurs problèmes, les solutions
qu’ils pensent être les meilleures,
ainsi que la manière qu’ils jugent
efficace d’appliquer ces solutions. La
solution aux problèmes des BBBB n’est
pas de leur faire des dons mais de les aider à
s’auto promouvoir, à revaloriser
leur culture, à valoriser leurs connaissances
traditionnelles.
Les
défis actuels
Les
principaux problèmes auxquels font face
les BBBB aujourd’hui sont relatifs
au foncier, à l’accès et à
l’utilisation des ressources naturelles,
à l’accès aux services sociaux
de base. Ces difficultés
sont exacerbées par la modestie des moyens
mis en œuvre par l’Etat pour résoudre
la question «Pygmées», par
l’absence de politiques et programmes de
développement spécifiques aux peuples
autochtones, et l’absence d’un statut
juridique de protection.
Les
politiques marginalisantes
Victimes
d’une marginalisation promue par les politiques
nationales :
Aucune politique nationale, aucune loi en vigueur
au Cameroun ne prend en compte les spécificités
socioculturelles, économiques ou linguistiques
des BBBB ;
Le gouvernement y compris le ministère
en charges des affaires sociales n’affecte
pas (ou pas assez) de moyens à l’encadrement
des BBBB ;
Les consultations des BBBB sur les questions qui
les concernent ou qui peuvent affecter leur vie
ne sont pas adéquatement menées
;
Les mesures sectorielles favorables aux BBBB n’existent
que sous la forme de programmes à court
terme (Plan de Développement des Peuples
Autochtones) et non de politiques nationales.
La
question foncière
Les
BBBB n’ont pas de droits fonciers
sur les terres qu’ils occupent :
Au cœur
de la forêt, où ils revendiquent
des droits fonciers coutumiers, l’existence
d’aires protégées et de concessions
forestières limite la pleine jouissance
de ces droits. Aucune indemnisation ni droit à
la réinstallation n’est prévu
en leur faveur pour les restrictions aux droits
d’usage qui leur sont imposés par
la loi forestière.
Dans
les villages, ils sont installés sur des
terres relevant de la propriété
coutumière Bantu. Leur présence
est simplement tolérée, et ils vivent
dans une grande précarité. Certaines
des terres sur lesquelles ils sont installés
leur sont arrachées lorsque les communautés
Bantu en ont besoin. Et dans certains cas, les
autorités administratives affectent ces
terres à des usages publics (églises,
terrain de football, etc).
L’auto
représentation
Les
chefferies traditionnelles BBBB ne sont pas reconnues
: Les sites actuels sur lesquels
sont établis les communautés BBBB
sont encore considérés comme des
campements, ou dans les meilleurs cas comme des
quartiers ou sous quartier de villages Bantu.
A ce titre, les BBBB sont soumis à l’autorité
traditionnelle des chefs Bantu, les litiges les
concernant sont jugés selon les règles
Bantu et non selon leurs propres règles.
De même les projets de développement
sont orientés au niveau des villages au
bénéfice des Bantu dont l’expression
est prépondérante.
L’accès
aux ressources
L’accès
aux ressources naturelles n’est pas garantie
pour les BBBB :
La commercialisation des produits de la chasse
est en principe interdite. C’est encore
pourtant l’une des principales sources de
revenus des BBBB.
Les droits d’usage leurs sont interdits
dans certaines de leurs forêts ancestrales
transformées en aires protégées,
et autour desquelles ils continuent de vivre ou
de survivre…
La commercialisation des Produits Forestiers Non
Ligneux (PFNL), l’une des sources de revenus
des BBBB, est maintenant soumise à la détention
d’un permis de collecte que les BBBB ne
peuvent obtenir.
Cette situation
contribue chaque jour à les maintenir dans
un régime de pauvreté plus accentué.
La
gestion des forêts
La
redistribution des revenus issus de l’exploitation
forestière ne bénéficie pas
aux BBBB :
Ils sont exclus par les autorités municipales
qui les traitent de nomades alors qu’ils
sont aujourd’hui sédentaires (ou
semi sédentaires) ;
Les Bantu les écartent des instances de
décision et de la gestion des RFAs parce
qu’ils ne les considèrent pas comme
membres de leurs communautés ;
Les BBBB n’occupent pas des postes de responsabilités
dans les Comités de Gestion des RFAs et
dans les bureau de gestion des FCs . Dans les
rares cas où ils sont représentés,
leur rôle est simplement celui de figurant.
La
sous scolarisation
La
politique gouvernementale de l’éducation
ne favorise pas l’intégration des
BBBB : Le système scolaire
n’est pas adapté au mode de vie des
BBBB, à leur culture, et à leur
état de pauvreté. Il n’arrive
donc pas à garder à l’école
les membres de la communauté BBBB, et ne
peut pas assurer leur épanouissement. Les
écoles sont par ailleurs très éloignés
des habitations de BBBB.
Plus
de 40 ans après l’indépendance,
on remarque avec douleur que :
Aucun BBBB n’est diplômé de
l’enseignement supérieur au Cameroun
;
Très peu de BBBB sont titulaires de diplômes
de l’enseignement secondaire (probatoire
et baccalauréat) ;
Encore moins son ceux qui valorisent leur diplôme
dans le cadre d’un emploi stable et rémunéré
;
Il n’existe pas un cadre de réflexion
pour essayer de remédier à cette
situation.
L’eau
et la santé
L’accès
des BBBB aux soins de santé n’est
pas assuré :
L’accès
à l’eau potable et à une nutrition
saine et équilibrée reste un problème,
et une source de nombreuses maladies ;
Il n’existe pas de centre de santé
public au sein d’une communauté BBBB
;
Les plantes médicinales auxquelles les
BBBB font recours sont de plus en plus rares en
raison de l’exploitation intensive des forêts
;
Le taux de prévalence aux IST/VIH s’évalue
à 40% (statistiques de la Fondation Chantal
Biya) chez les BBBB.
Accès
à la citoyenneté
L’accès
des BBBB aux pièces officielles et à
la justice n’est pas garanti :
L’accès des BBBB à l’état
civil est difficile en raison de l’éloignement
des villages/campements BBBB des lieux où
ces pièces sont établies, ce qui
défavorise les BBBB demandeurs de l’acte
de naissance et ou de l’acte de mariage
et rend irrecevable leurs revendications en justice
pour la réparation des dommages que peuvent
leur causer d’autres personnes en matière
pénale.
|